Le MODEM invente les territoires de demain.

« Pour une égalité républicaine des chances entre les territoires »

Drôle d’impression…

Posted by Michel SAUVADE on février 17, 2010

… que celle ressentie à l’issue de la réunion avec le Président du Conseil général. En 15 ans de mandat local, j’ai rarement éprouvé ce type de sentiment :

– Dans le Puy de Dôme, le regretté Pierre Joël Bonté avait mis en place en 1999-2000 des Contrat Locaux de Développement de 5 ans pour favoriser le développement de l’intercommunalité dans le département. Espèces sonnantes à l’appui, c’est  aujourd’hui 95 % du département qui se trouve dans des structures intercommunales.

– Seulement voilà,  la montée de la demande d’aide auprès du département a connu une croissance exponentielle : pour la seule année 2009 9,2 M d €, alors que 2,6 M € sont à prendre en compte encore.

maurice-mestre– Sur le budget 2010, impossible d’aller plus loin que 5,3 M €. Que faire ? Maurice Mestre, vice-président en charge du dossier, qui porte à bout de bras les CLD, est conduit à annoncer le « gel » – où du moins c’est comme cela que je l’interprète – des CLD en cours ; la communauté de communes que j’ai le plaisir de présider, entrait dans la 4ème année du contrat…

– Il est prévu, sous réserve de la loi sur la réforme des collectivés de mettre en place des « Contrats Locaux de Développement Durable » qui restent à définir plus précisément et qui entreront en vigueur en 2011.

On pourrait dénoncer un certain renoncement dans le soutien aux communautés de communes ; je n’ai pas envie de le faire, ce ne serait pas juste avec Maurice Mestre et avec les quelques 50% de l’investissement du Conseil général qui vont en direction des communes et communautés de communes.

Pour autant, en élus responsables, il est de notre devoir de nous interroger sur les relations qui unissent les collectivités : tentation d’ingérence en échange de subventions ciblées, réelle solidarité d’aménagement, le lien financier n’est pas celui qui est le plus sain (alors que l’aide du Conseil général puydomois est plus que précieuse).

Dans le contexte actuel, ceci montre que le laisser-aller n’a pas de sens, pas plus qu’une tentation dogmatique financière de la réforme en cours et que, comme souvent, la vérité est sans doute entre les deux, autour d’une réflexion renouvellé sur la finalité de l’aménagement du territoire.

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