Le MODEM invente les territoires de demain.

« Pour une égalité républicaine des chances entre les territoires »

Archive for octobre, 2009

L’Ecole retrouve ses petits…

Posted by Michel SAUVADE on 22nd octobre 2009

Le 13 septembre, j’évoquais la curieuse opération « Ecole numérique rurale » en expliquant que le compte n’y était pas : on était passé dans le Puy de Dôme de 71 à une vingtaine d’écoles financées. Et bien, finalement, le financement est arrivé : Le chiffre annoncé initialement à bien été tenu, certe avec retard, mais tenu.

L’opération de communication n’en était donc pas une, ou bien, disons que la communication a précédé l’action… C’est moindre mal, et je ne dis pas ça parce que l’école de la commune, après avoir été écartée, a finalement été repêchée in extremis… mais parce que pour avoir le droit de critiquer, il faut aussi reconnaître que la parole donnée a été tenue.

Dont acte !

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On peut investir en campagne…

Posted by Michel SAUVADE on 10th octobre 2009

Y compris dans le social et la culture. La rénovation de l’ancienne école Saint Joseph permet de rassembler au coeur du bourg à la fois de nouveaux habitants, des services à la personne (l’ADMR), des salles associatives, une bibliothèque et une salle d’exposition permanente.

Lire l’article de la Montagne

Voir les photos sur le site de la communauté de communes.

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Scrutin de liste à partir de 500 habitants ?

Posted by Michel SAUVADE on 3rd octobre 2009

Le principe paraît séduisant : plus de représentativité, la parité… Bon nombre de maires de ces communes y sont même favorables, car le panachage fait des « dégâts collatéraux » : les exécutifs municipaux pressentis (maires et adjoints) se trouvent parfois éliminés pour tout ou partie.  Le sort des têtes de liste est souvent difficile : rares sont celles qui arrivent en tête  au nombre de voix. Argument invoqué : un vote irresponsables des électeurs qui « ne réflechissent pas », qui se vengent contre untel ou untel qui leur a refusé quelquechose, non prise en compte de la constitution globale du futur conseil…

Et c’est là que le bât blesse  : bien sûr, on peut évoquer, pour justifier mon refus de la difficulté à constituer des listes, en plus à parité, même si on veut le faire, ou bien le fait que la représentativité politique – comme l’invoque A. Marleix – n’a pas de sens dans nos communes. Ce n’est pas mon but : ce refus est celui de quelqu’un qui ne peut pas juger avec mépris le vote des électeurs, même si celui-ci lui pose problème ; c’est celui de quelqu’un qui considère que pour les élus, la responsabilité individuelle devant les électeurs est obligatoire ; c’est celui de quelqu’un qui refuse qu’on différencie élus et prétendue « société civile » enfin et qui ne veut pas contribuer à constituer par ce type de scrutin des nomenklatura locales assurées de leur élection alors qu’en queue de liste, d’autres feront de la simple figuration.

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Education et territoires ruraux : le paradoxe ?

Posted by Michel SAUVADE on 3rd octobre 2009

Si la volonté affirmer « d’élever » le niveau de qualification est logique, légitime et compréhensible dans le contexte de la mondialisation, pour autant sa transcription à l’échelle locale, dans l’espace rural est moins évidente qu’il n’y paraît à mettre en oeuvre :

– D’abord pour des raisons de moyens : de beaux esprits ont tôt fait d’enfoncer la porte ouverte du petit établissement qui coûte plus cher que le grand… normal. Il est vrai que doit se poser la question des minima en dessous desquels l’établissement n’est pas non plus viable pédagogiquement, vaste débat dans lequel je n’entre pas ici.

– Mais ce qui m’intéresse c’est l’apparent paradoxe des élèves qui préfèrent ne pas poursuivre d’études, ou les poursuivre près de chez eux, plutôt que de s’expatrier :  en effet, au delà d’un certain niveau de qualification, il devient extrêment difficile de « revenir » au pays, tant les possibilités d’emplois sont réduites.

face à ceux-là que dire ? On peut stigmatiser le manque d’ambition des familles, les exigences du marché… expliquer statistiques à l’appui que les espaces ruraux sont différents des espaces urbains et n’entre pas dans la « moyenne » nationale.

Le mot est dit,  » la moyenne »… Moi, à l’école, on m’a expliqué que la moyenne, ce n’était pas l’objectif à atteindre, mais celui à dépasser ! En quoi faudrait-il correspondre à cette « moyenne » ? Cela signifie que derrière les écarts de qualification on induit – sans même s’en rendre compte et en toute bonne foi souvent – une hiérarchisation sociale des territoires qui laisse à penser que le plus instruit, ici l’urbain, est le plus heureux.

Et donc, on entre dans une mise en relation qui induit une même dynamique d’éducation de tous les Français : si tu veux travailler, il faut être diplômé, donc occuper des emplois urbains, donc abandonner les campagnes.

Je ne pense pas qu’il faille opposer les uns et les autres : c’est à chacun de choisir son mode de vie et la qualification associée : vaut-il mieux être cadre à Clermont-Ferrand ou artisan à Marsac en Livradois ? Les deux peuvent faciliter une vie épanouie, et le fait même de poser la question biaise totalement la réflexion en liant l’un et l’autre. Chacun doit pouvoir choisir en connaissance de cause, et donc, le rôle de l’école n’est-il pas ici d’éduquer au choix plutôt que de surentraîner au nom de critères à l’échelle nationale ?

Le rôle d’aménageur devient ici plus celui de donner les moyens aux jeunes diplômés de « revenir au pays », le leur ou un autre.

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